connaissance avec la créatrice - ses pensées et ses poèmes
MARDI 20 NOVEMBRE 2007
Je ne sais pas si je vais garder cette page ou je m'épanche mais je ne peux pas garder ce chagrin qui me submerge aujourdhui. comme hier d'ailleurs et comme depuis ce jour où il est parti. J e sais que ça ne sert à rien de pleurer qu'il y a de nombreuses personnes dans mon cas . c'est tellement dur de se retrouver surtout le soir lorsque je ferme les votets aller d'une pièce à l'autre sans motif . Tout n'a plus aucun interêt maintenant pour moi je me demande ce que je fais là toute seule à ne rien faire Même si mes enfants me soutiennent je ne veux et ne peux pas les entrâiner dans ma douleur ils ont également la leur ;alors je ne veux pas qu'ils dépriment aussi . Ils ont leur famille, et c'est déjà assez dur pour eux sans que je vienne en en rajouter j'essaie de ne pas montrer ce que je ressens parfois c'est difficile le fait de prononcer le nom de " Papa" je vois des larmes et nous pleurons de concert , j'évite autant que possible, alors j'essaie de faire des efforts pour faire comme si tout était comme avant mais ils ne sont pas dupes.Quand je mets la TV je vois sans voir les images ni écouter les paroles ma pensée est toujours pour lui . tout me rammène toujours à lui. et comme si cela ne suffisait pas il y a également toutes les démarches après. et ça n'en fini pas de vous rammener à cette dure réalité . Je me dis je ne lui ai pas dit ça ou ça et maintenant c'est trop tard on ne peut pas revenir en arrière . Je ne l'ai peut -être pas assez soutenu comme j'aurai dû Il ne voulait pas parler de ce cancer. et moi de mon côté je ne lui parlais pas. de toute façon qu''est ce que je pouvais faire au stade où il en était il n'y avait rien à faire qu'attendre la fin ineluctable. on faisait l'autruche tout en sachant ce qui allait se passer Jamais il n'a monté son désarrois ni moi le mien on se le cachait l'un l'autre et nous faisions comme si tout allait bien c'est ça que je me reproche de n'avoir pas su lui en parler, mais pourquoi? une seule fois nous en avons parlé parce que je voulais qu'il aiile à Villejuif pour avoir un autre avis . et là il m'a répondu je sais comme toi ce que l'on m'a ditet il m'a dit qu'il ne lui restait que 4 mois Je le savais par le médecin de l'hopital à qui j'avais parlé . et là je n'ai plus retenir mes larmes et nous avons pleuré tous les deux .mais lui pensait à me consoler sans une parole car les paroles sont inutiles dans ces cas là.je me cachais pour ne pas montrer mon angoisse et pleurer tout mon saoul. Jamais il ne s'est plaint . et moi j'ai caché ma peine ,mon angoisse ma douleur de le voir dépérir sans que je puisse rien faire je ne pensais pas à mes douleurs et je me gavais de cachets pour tenir le coup pour marcher j'étais exténuée mais au moins j'ai tenu jusqu'au bout j'avais la peur panique de rester bloquée tellement je souffrais mais j'ai réussi à l'accompagner jusqu'"au bout et ce n'était rien comparé ce qu'il a enduré. j'ai prié Dieu qu'il l'emmène le plus vite possible tellement je n'en pouvais plus de le voir souffrir c'est peut -être mal ce que je dis mais voir une personne qui souffre sans qu'on ne puisse rien pour elle c'est atroce. je me dis que maintenant il est délivré et ne souffre plus c'est ce que je pensais quand je disais ça. je ne pense pas que je soies inhumaine . Je voudrais tant que mon chagrin prenne fin et pouvoir penser à lui sans fondre en larme mais c'est au dessus de mes forces actuellement ce n'est pas sur moi que je m'apitoie, c'est sur sa fin, surtout quand il voyait le temps passer qui le rapprochait et de se dire il me reste encore combien de temps. je me dis pourquoi même si je sais que la vie est ainsi faite. mon âme est de la couleur de ce texte et moncoeur en lambeau j'avais besoin d'en parler bien que ça ne change rien au fait qu'il n'est plus là pour finir ensemble le chemin que nous avons parcouru pendant des années.................... .
Mocotte